"I have loved to the point of madness, that which is called Madness, that which to me, is the only sensible way to love."
L'alcool est l'aspirine de l'âme. Ah bon ? Je me vide, et je m'absente. Je disparais. Je fuis. Je n'existe plus. Je me dissouds dans le néant. Je me fonds dans l'inconsistance. Je me plonge dans le rien, et je me laisse couler. Je ne fais pas face, je ne me bats pas, je ne réfléchis pas, je ne pense pas non plus. Je me vide simplement. C'est ton absence, son absence. La mienne et la notre.
Je me suis retrouvée, et je me perds de nouveau. Je l'ai trouvé, et perdu. Et ça me hante, cette phrase idiote pas même subtile qu'est "tu me manques", qui finalement ne signifie rien.
Rien du
Tout. Et ça m'enerve, et ça me frustre. Et j'ai tellement de dégout envers tout ça que je tiens bêtement à me venger sur tout ce (ceux) qui m'entoure(nt). Qui m'inspire encore plus de dégout. Ca m'empoisonne, j'en vomirai presque.
Je refuse, je réfute toute simplicité, toute banalité, et je me plains du sort que je me suis moi même octroyé. Je souffre de subir les règles d'un jeu que j'ai moi même inventé. Combien de fois
seigneur vais - je devoir me bruler les ailes avant de comprendre ? Peut être qu'en fait ça m'amuse. La souffrance, le déplaisir de la subir, et de ne pas pouvoir la contrôler.
Je n'emprunte que des chemins sinueux alors que la ligne droite est juste sous mon nez, mais je n'en veux pas, elle est trop lisse, trop grise et taciturne. Je n'en veux pas. Je ne veux que des virages, je ne veux que les falaises, je veux les précipices. Je ne veux pas le bonheur, je veux la jouissance. Je ne veux même plus la beauté, je ne désire que le sublime. Je m'entourre et je m'enterre de passion. Ca me tuera.
"Monsters are real, and ghosts are real, too. They live inside us.
And sometimes, they win."