Perfusion de bière sous Jim Morrison.

Perfusion de bière sous Jim Morrison.


" La beauté on sait que ça meurt. Et comme ça on sait que ça existe. "

" On n'a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu'on n'a plus en soi la somme suffisante de délire? La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi. "

J'ai jamais été aussi mal lunée, en proie à n'écrire que : c'est dégueulasse. Alors je m'abstiens. Je me suis trompée d'époque.


Extraits/ L.F Celine/ Merci.


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# Posté le lundi 29 juin 2009 10:31

« Iconography fucks with me »

« Iconography fucks with me »
Lassée mais noyée de toutes ces images qui tournent tournent tournent, me font tourner l'esprit et le corps au point me déclencher ma nausée. Mon propre dégoût face à ce putain de temps qui n'existe plus. Je m'enlise avec complaisance dans ce jadis sans fin. Je me souille, je me viole, je défends des valeurs auxquelles je ne crois même pas. Tout ça pour passer à autre chose, des corps dénudés, des soirées de débauche, je gis nue sur le sol une bouteille de vin à la main, et ça sent le tabac froid de toutes parts. J'ai des hématomes, je saigne, des cernes pour seul maquillage, mes cheveux sont emmélés, et je pleure, je me méprise. Je méprise ce que je suis devenue, je méprise ce que j'ai pu pensé à haute voix pendant la nuit. Je ne peux regarder le soleil, je me cache, je fuis de travers, danse et décadence des gens qui se sont trompés de chemin. Je hais les gens que je croise, je hais lire sur le visage ce bonheur factice, composé pour faire bonne figure sur leur faces immondes. Et je me hais encore plus de ne pas être capable de faire la même chose. Des heures de beuveries, des heures de baise, des heures de crises, qui ne mènent nulle part. Je n'ai pas avancé d'un demi pas, je suis toujours aussi paumée, et j'ai toujours envie de vomir mon dégoût. Foutu temps perdu. Foutu temps révolu, foutues images. Foutue addiction masochiste. C'est incontrolable, ça me prend toute entière, une véritable grippe cérébrale. Je remue les instants putrides de cette vie parfaite qui maintenant me tue. C'est digne d'une balançoire malsaine et enfantine. Je suis montée très haut, j'ai tellement voulu touché le ciel, à en oublier le sol, tout le reste insignifiant, ça m'a donné le vertige, la nausée, définitivement. Et maintenant j'ai la face en parallèle du sol, je dégueule de la merde sous le soleil, les enfants crient, tout est normal. Chaque rire que porte le vent me déchirant un peu plus l'échine. Toute mon existence est profondémment perturbée et instable. Je la méprise peut être plus que moi encore. C'est comme si j'avais décidé de tout foutre en l'air avant même de comprendre qui j'étais. Laissant mes espoirs dans une marre de sang profonde de quelques mètres, là où ils sont en sécurité, loin de moi, de mes malédictions avec lesquelles je danse. La folie dans laquelle je me plais à m'évanouir me terrorise. Je me fuirai si je me voyais réellement. Aveuglée depuis trop longtemps par l'illusion d'un amour fou envers moi même, je m'imagine seulement, ma conscience prenant bien soin de m'ériger à l'image de ce que je rêverai d'être. Je m'écoeure.

Les cloches sonnent l'heure de ma folie, de ma première mort, l'heure où je décide de disparaitre en moi même. Pour le retrouver, ma première mort. Je m'enfouis encore pendant des heures dans ces bas fonds iconographiques qui me répugnent. Il faut brûler la balançoire et les chevaux en bois, et lui piquer les yeux avec le sable dans lequel je m'enfonce. Ma vie, tu me fais horreur. Je suis la risée de mon propre destin, je suis moi même l'allégorie de l'ironie. Je ne signifie rien, nous ne signifierons jamais rien. La pression est immense, et lorsque la déflagration aura lieu je ne serai plus là. Je serai déjà loin et je contemplerai ce qu'il reste de vous. De nous.

Lorsqu'on se retrouvera, brisée, cassée, brulée, souillée, démolie, et meurtrie comme je serai, il n'y aura plus rien à se dire. J'aurai déjà fait le chemin. Je serai déjà morte de l'intérieur et tout ce qu'il me restera de nous, c'est l'idée que je m'en serai faite pendant mille siècles. Transie par ces siècles de mise à l'épreuve psychologique, je serai incapable de ressentir le moindre sentiment à ton égard. Je serai une épave, le regard vide, agard, je n'attendrai plus rien, puisque j'aurai enfin compris. Tu te detesteras, tu réaliseras enfin l'ampleur de ce que tu as fait. Seulement la catastrophe aura déjà eu lieu, et tu auras dans tes bras les restes survivants au désastre innommable que tu auras engendré. Je ne pleurerai pas. Je me délecterai simplement de la haine que tu éprouveras envers toi même, je te verrai mourir avec mes rêves. Tu n'auras pas même été capable d'accomplir la seule mission qui t'importait, la seule qui te retenait. Tu ne m'auras jamais protégé, ni de moi, ni des autres, je serai morte avant que tu ai su comment t'y prendre. Ton amour propre aura englouti tes sentiments, et nous seront tous les deux plus bas que terre, faute d'avoir gouté au ciel trop tôt.

Je succomberai à nous.


Mon Amour, notre poison pénètre en moi, viens t'envoler avec moi.


Titre / Antistar - Massive Attack
Photo / tentative de représentation du "regard vide"
Ps : Moi aussi j'aimais bien MJ.

# Posté le vendredi 26 juin 2009 12:22

Modifié le vendredi 26 juin 2009 13:05

« Clouds keep moving to uncover the scene, stars above us chasing the day away to find the stories we sometimes need, listen close enough, all esle fades, fades away...»

« Clouds keep moving to uncover the scene, stars above us chasing the day away to find the stories we sometimes need, listen close enough, all esle fades, fades away...»


L'odeur de la pluie en été. La chaleur étouffante, rassurante, assénissante finalement. De la buée s'empare de mes pensées, je me laisse porter par la brise humide, je divague, mes mains sont moites.
Du sable s
ous les pieds, les vagues, les lumières sont floues. Nous sommes ivres. Je suis ivre, quand il pleut. je vis. Je me sens calme, apaisée. En sécurité dans un lieu qui n'existe que dans mon imagination. En semi coma, je m'enfonce dans l'aphasie, réfugiée dans le non être. Je n'ai pas besoin d'être, puisqu'il est. Ca suffira pour deux à tous les instants. Sur les toits du monde.





Titre / Jack Johnson - Constellations
Photos
Musique / Alela Diane - The Pirate Gospel (à écouter)

# Posté le lundi 22 juin 2009 17:45

Modifié le lundi 22 juin 2009 18:31

« Et quelque part en moi des flash explosent mes principes... »

« Et quelque part en moi des flash explosent mes principes... »
" Avant toi, ma vie était une nuit sans lune. Très noire, même s'il y avait des étoiles -des points de lumière et de raison... Et puis, tout à coup, tu as traversé mon ciel comme un météore. Soudain, tout brûlait, tout brillait, tout était beau. Quand tu as eu disparu, quand le météore est tombé derrière l'horizon, tout s'est de nouveau assombri. Rien n'avait changé, sauf que mes yeux avaient été aveuglés par la lumière. Je ne distinguais plus les étoiles, et la raison ne signifiait plus rien. "


J'ai voulu mourir trop de fois ces derniers jours. Je me suis séparée de moi même, j'ai laissé le fantome prendre possession de mon corps, de mon esprit, pendant que je me laissais plonger pour des moments infinis dans des pensées inconcevables. Je ressens quelque chose que je ne peux pas exprimer, que je ne peux pas même vivre par respect pour moi - pour nous. Je dois endiguer ce sentiment, le plus douloureux, mais qui né d'une véritable fascination, fascination qui m'enlace, me déchire, et je finis par violer mon propre esprit, entrainant la destruction de mon âme, et de ce qu'il me reste de dignité, d'amour propre, de raison.

Mais rien n'a autant de gout que ce sentiment là. Rien ne me parait aussi Vrai, rien ne me donne autant l'illusion d'exister. C'est impénétrable, inconcevable tout simplement. J'hésite entre foncer tout droit dans un mur - ce que je sais faire de mieux, ou alors continuer à me mentir consciemment, histoire d'avoir disons, un semblant de vie. (instinct de survie hein Marie ?)

Bon en dehors de mes exhortations de poison, je ne fais toujours rien, je profite de mon absence de raison pour faire n'importe quoi. Et ça ne me convient pas d'ailleurs.

C'est inextricable.


Titre/ Aqme- pornographie
Extrait/ Tentation - S.Meyer
Photo

# Posté le vendredi 19 juin 2009 07:45

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 17:42

" Les hommes ont des bites, les filles ont des oreilles. " Lety (bon anniversaire)

" Les hommes ont des bites, les filles ont des oreilles. " Lety (bon anniversaire)
J'étais obligée à cet Instant.


« Ecoutez ça : on peut être ce qu'on veut. Mais attention! C'est un pouvoir. C'est de la magie. Ecoutez bien cette formule magique : on peut être ce qu'on veut, on peut faire ce qu'on veut, on peut être ce qu'on veut, on peut faire ce qu'on veut. Laissez vous bercer par ces douces paroles.

Vous êtes... tout le monde et personne. Vous êtes ce que vous voulez être. Et quand on reste soi-même même si on mange des trucs mauvais, ils ont bon gout juste parce qu'on les mange. On peut même leur lécher le cul, si nécessaire. Vous avez déjà écouté les profs, les parents, les hommes politiques? Ils disent "si tu voles, tu es un voleur, si tu couches tu es une pute, si tu prends de la drogue tu es un junkie." Ils cherchent à infiltrer votre cerveau et à vous controler par la peur.

Vous pensez peut être que vos parents vous aiment. Pourtant, si vous faites des choses pas bien ils essayeront de vous détruire, comme les miens m'ont détruite. C'est la punition pour être soi-même. il ne faut pas jouer leur jeu. Tout ce qu'ils racontent n'a rien à voir avec vous : vous êtes fantastiques.

J'ai tout fait. Tout. Tout ce que vous pouvez imaginer je l'ai fait. Tout ce que vous n'avez jamais osé faire, tout ce dont vous rêviez, tout ce qui vous faisait envie, mais que vous avez aussitot oublié en vous disant que vous n'auriez jamais le courage... Je les ai faites hier, pendant que vous dormiez.

Et vous ? Votre tour c'est quand ? »


A ceux qui savent. Je vous aime.


Junk - Melvin Burgess ; Lils chap 14.

# Posté le dimanche 07 juin 2009 18:07