L'anatomie de la mélancolie.

L'anatomie de la mélancolie.


"Je n'ai connu personne qui aimât la déchéance autant qu'elle. Pourtant elle s'est tuée pour y échapper."















V.

Vagin, vampire, vanité, vapeur, vaseline, vasectomie, vine, vénal, vendetta, vénérer, venin, verbe, verdatre, vérité, vermine, VERTIGE, vibration, vice, vide, vie, vierge, vin, violence, violon, virginal, visage, viscère, vodka, voir, volupté, vomir, vrai, vraiment, vulgaire, vulnérable. Voilà.


# Posté le samedi 10 octobre 2009 17:41

Modifié le samedi 10 octobre 2009 18:34

«Elle danse dans un cercle de feu et rejette le défi avec un haussement d'épaules.»

«Elle danse dans un cercle de feu et rejette le défi avec un haussement d'épaules.»

" Puis il n'y eut que la douleur qui monte en spirale, qui atteint des sommets insoupçonnés - une douleur exquise, une douleur qui occulte la moindre pensée, le moindre souvenir, la moindre notion d'identité. Connaître une telle douleur signifie renoncer à ce qu'on est, signifie devenir la douleur, mourir sur les ailes de la douleur, emporté par son chant silencieux.

Ils s'aimaient si fort que chacun d'eux désiraient être l'autre. "

Sinon, l'insomnie.



Extrait/ Poppy Z Brite - Ames perdues
Musique

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 11:37

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 20:09

30 791 heures de doutes. 1 847 460 millions de minutes soit 110 847 600 millions de secondes perdues.

30 791 heures de doutes. 1 847 460 millions de minutes soit 110 847 600 millions de secondes perdues.
Entre sublime, bêtise, maladie, et masochisme. Bienvenue dans mon monde.

Il fait frais et on est dimanche dans mon monde. Je suis enrhumée et défoncée si je puis le dire ainsi. Préoccupée, accablée, fatiguée, et surtout obsédée. Ici, on écoute Metric et Alela Diane, et on parle avec les copines qui prennent du valium et celles qui veulent se torcher un dimanche soir. Moi c'est pareil, je ne me suis pas octroyée d'apéritif puisque je n'ai plus de cigarttes. Plus de forfait non plus, et plus d'energie. Pourtant c'est pas comme si j'avais essayé de faire quelque chose de productif ce week end. C'est un week end d'octobre après tout. J'ai même eu la flemme d'aller me promener dans la forêt profiter des derniers rayons un tant soit peu grisant.

Que c'est fascinant.

Tout ça pour dire que cet accablement général n'est en rien du au temps, ou à mon incapacité maladive d'être productive, ni au fait que demain nous serons lundi matin. Je me torture l'esprit, défait et emmêle mes pensées sur le fait que nous ne sommes plus hier, et c'est assez horrible. Et le pire là dedans, c'est que je ne suis pas comme je devrais l'être, hystérique, au bord de la crise de nerfs, entre rêves de sang sur les murs, cris incontrolés, et à mon douzieme verre de vin. Je dois être encore sous son emprise, je suis calme, apaisée, et faussement optimiste. Ce qui est très inquiétant venant de moi. Mon calme ne m'inspire jamais rien de bon, pourtant je n'arrive pas à m'imaginer en train de convulser d'exaspération d'ici quelques minutes.

Tout ça est tellement incohérent.

Incohérent, et absurde. C'est quand ces deux notions me reviennent, que l'irritation me gagne, se propage lentement dans chaque recoin de ma pensée, et finit par anéantir ma raison. C'est tellement désordonné et insensé, ça me désaxe les connexions. Encore une erreur de calcul, et tout grille.

C'est l'heure d'étouffer mon cerveau obnubilé. Le réduire au silence au moins pour une heure, qu'il cesse de me nuire. Il me faut des cigarettes, je commence à divaguer sévère.

Je sais, il faut percer l'abcès, le dissoudre, qu'il disaparaisse. Une amnésie orchestrée, voilà.
(non moi non plus "je vois pas en quoi c'est une bonne nouvelle, mais c'est ça").


Parce qu'il m'arrive de rire aussi, vous devriez regarder ça.


# Posté le dimanche 04 octobre 2009 12:42

Modifié le mardi 06 octobre 2009 09:15

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles. » O.Wilde

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles. » O.Wilde

Mon premier enfant (à défaut d'un vrai hélas) (c'est mon cours sur le foetus qui m'a perturbée).

Je voulais simplement vous présenter Mooh. Et ne me dites pas qu'elle est pas craquante parce que ce serait un mensonge. Je ne la cuisinerai jamais c'est promis.

La fac c'est toujours bien, j'ai enfin trouvé mon élément. Je vais peut être aller à Paris en octobre, peut être à Londres en décembre (ou à Tahiti ça dépendra du bon vouloir de mon géniteur). Quant à l'instant présent, en attendant le Da Vinci Code, je vais me plonger dans mon quatrième Patricia Cornwell tout en continuant d'aimer éperdument Vincent. Si vous voulez un aperçu autre de ma vie actuelle c'est ici qu'il faut aller, j'y mets toutes mes photos.

Je ne parlerai pas de mon état mental, aujourd'hui je n'ai pas envie de geindre. Peut être demain. Demain c'est loin, demain c'est tout, putain ce que j'attends demain.




# Posté le jeudi 01 octobre 2009 14:23

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 14:33

« Je ferme les rideaux, et j'attends. En fait, je n'attends rien, je me rends seulement absent. Nettoyé, ne serait ce que pour quelques minutes des impuretés qui salissent et encombrent l'esprit, j'accède à une conscience d'où le moi est évacué et je suis aussi apaisé que si je reposais en dehors de l'univers. »

« Je ferme les rideaux, et j'attends. En fait, je n'attends rien, je me rends seulement absent. Nettoyé, ne serait ce que pour quelques minutes des impuretés qui salissent et encombrent l'esprit, j'accède à une conscience d'où le moi est évacué et je suis aussi apaisé que si je reposais en dehors de l'univers. »
" Je n'ai aucune idée de la gare dans laquelle je suis. Comme dans un mauvais film la lumière me donne mauvaise mine, je suis un masque terne et désespérant de banalité. Je perçois les sons à fleur de nerf. La mer qui défile n'a aucun sens, c'est un tapis incolore, immobile, permanent. Elle m'angoisse plus que les fauteuils au velours passé sur lesquels je suis étalée.
Rien ne me terrorise plus que le faisceau rose qui se dégage du ciel. Sa douceur et son infinité, les taches qui l'encombrent me rappellent trop à la genèse de ma conscience. Je execre la couleur jaunâtre des rideaux, le jaune est une abomination. Le jaune m'angoisse. Bien plus que le sourire d'un inconnu, et bien plus qu'une photo de moi. Il m'inspire la désillusion, le bonheur souillé. Le jaune est encore plus immonde à mes yeux que le bleu.
Je deteste l'effet que la musique a chez moi quand je suis saoule. Je deteste être transpercée par ces sons qui n'existent nulle part. Je suis envahie par un vide que mon cerveau interprète comme une suite logique de bruits mélodieux. Pourtant je ne suis jamais plus lucide qu'à ce moment là, et ce savoir mortel me transcende.

J'aurai pu pleurer si je m'étais écoutée à ce moment là, assomée par ma conscience bien trop présente, écrasée sous le poids de ma raison qui se fait le plaisir de me dévoiler ses doucereuses vérités. C'est à ce moment là que l'univers m'a révélé quelques mots impénétrables; et j'ai souri. "



Sinon, pour le moment la Fac se passe bien. J'aime mes cours, parce que j'aime le cerveau, parce que j'aime me prendre la tête. Je vais bien. Je suis en phase avec moi même. Je lis beaucoup (trop?). Demain, ils se tueront après s'être aimés. Sinon...

"Nous résistons à l'infâme tentation de nous incarner."


"/ Cioran - de l'inconvénient d'être né.


# Posté le jeudi 24 septembre 2009 12:50

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 05:08