KARMA... what a fucking concept.

 KARMA... what a fucking concept.
Je suis égoïste, et trop peu compréhensive. J'atteins des sommets de tolérance envers certains comportements des moins éthiques. Et je ne conçois pas le plus banal comportement d'acharné, les choses raisonnables, normales. Je suis étriquée finalement. Je ne tolère que ce qui m'arrange. Je deviens altruiste que lorsqu'il en va ensuite de mon propre interet. Mon petit bonheur, et ma souffrance, qui prend toute la place. Mes états d'âme qui occupent tout l'espace. Je comprends pourquoi jamais on ne m'a dit "tu es quelqun de bien". Cette idée ne pourrait venir à personne qui me connait un tant soit peu. On a toujours évoqué des idées d'une beauté relative pour me qualifier. Sensibilité, perspicacité, intelligence, subtilité. Sans parler évidemment, de celle qui me perdit dès mon plus jeune âge, et qui me perd encore aujourd'hui, me laissant périr dans des reflets superficiels, "elle est belle." Je ne me plains pas. Je geins, oui, parce qu'à force, j'ai fini par me dire que je n'étais que ça. Une belle enveloppe, à quoi bon faire des efforts au fond, si le masque endosse son rôle à la perfection.

Je ne juge pas. Je ne juge que moi même. Ma capacité à prendre conscience de mes propres problèmes est immense, mais elle ne sert pas, je ne résouds rien. Je suis consciente, et c'est tout. Je suis méprisante, et prétentieuse, introvertie, fourbe, mille fois égoiste et capricieuse. Torturée, attirée par des mondes glauques et malsains qui ne profitent à personne, je n'ai jamais su pourquoi. Je me sers de mon entourage, je ne ressens absolument rien, je suis une marionettiste apathique. Je vois mon avenir comme un vide lattant, suspendu quelque part, attendant que je prenne une quelconque décision. Je ne pense à rien de concret, jamais. Je vis à l'intérieur. Je me complais dans mon imagination, aux crépuscules de ma mémoire, je me fonds dans mon univers fictif. Je me cache, tapie dans l'iréel. Je patiente sagement, je guette la venue d'une nouvelle vague émotionelle qui me fera réagir, celle qui n'arrive jamais avant que je la provoque.

Je suis en colère contre rien. Contre tout, contre moi. Ca me rend désagréablement taciturne, et passive. La colère s'est abritée quelque part où je ne peux la trouver, elle refuse de sortir, au fait du désastre qu'elle engendrerait. Mon cerveau a fait en sorte de me protéger. Cet abri m'étouffe. Je survis dans ma prison mentale.



"Une conscience sans scandale est une conscience aliénée."


Titre/ Dexter
Extrait/ Garbage - Crush
Cit/ G. Bataille




# Posté le mercredi 28 octobre 2009 11:37

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 19:09

« Si on sait vivre ces moments là, ils durent éternellement. »

« Si on sait vivre ces moments là, ils durent éternellement. »
" Le matin vient. "

C'est l'exil qui m'appelle désormais. Je ne vois plus la ligne d'horizon. Je ne comprends plus les barrières. Je pense que ce sera bientôt terminé. Terminus.

L'aboutissement. Une finalité, pas une conclusion. Un changement quelconque, banal, pour le commun des mortels.
Je ne saisis plus. Je m'interprète trop. Je me suis égarée dans mes jugements. Le but n'était pas là. Il ne l'a jamais été, j'en suis certaine. Il va falloir que je l'appréhende différemment. Nouvelle route.

Je me suis abîmée dans l'Idolatrie. Je n'ai eu de cesse de chercher d'où me venait cette fascination inébranlable. Aujourd'hui, je sais que je ne veux plus savoir pourquoi elle encrée là, et le comment m'indiffère d'autant plus. Je vais la diminuer, la dissimuler, l'anéantir, elle disparaitra. Dépossédée.

J'ai tellement songé à approfondir le charme, que j'ai oublié de l'extraire. Mon état mental était proche de l'agonie, j'ai failli bruler ma propre existence, j'ai manqué de m'immoler pour un rêve. Je voulais tellement que ce soit vrai. La vérité était ailleurs, je m'enfuis la retrouver.

C'est l'heure de mon blâme, j'avais besoin de lapider ma culpabilité en public. Amen.




.....Je m'éclipse .

Titre/ La plage
Mise à Jour*

# Posté le mardi 27 octobre 2009 19:36

Modifié le mardi 27 octobre 2009 20:17

Friends don't let friends drink friends.

Friends don't let friends drink friends.

J'ai toujours pensé qu'on disait "jamais 203" et biensur je ne comprenais pas. J'ai toujours pensé aussi que les dates avaient un sens. Que les heures portaient des malédictions. Je n'ai jamais compris internet, comment mes photos peuvent parvenir à l'autre bout de la terre ? Elles passent dans des fils ? J'ai toujours pensé que l'amour n'était qu'une déviance du cerveau. Une pure invention humaine. Je n'ai jamais compris l'utilité des mots, qui a décidé que telle chose devait s'appeler comme ça ? Et si j'en décidais autrement. Qui a inventé le principe de la question ? Concept assez masochiste si on y réfléchit. N'ayant aucun talent musical particulier, si ce n'est celui de savoir apprécier la musique, je n'ai jamais compris comment on pouvait créer un morceau tel que "Everything in it's right place" à partir de rien. Je n'ai jamais pu saisir le concept de l'infini, pour la simple et bonne raison que je finis toujours par me dire "ok, infini, mais après y'a quoi bordel ?". Bon et il y a encore des milliers de choses comme ça que je n'ai pas compris, mais ça me revient pas pour le moment. Vous avez le droit de me faire partager vos incompréhensions, je me sentirai moins bête.

Aujourd'hui telle l'héroine d'une mauvaise comédie dramatique, je bois un verre à la santé de mon déclin qui commença il y a 1460 jours, et 14 heures, soit 35 054 heures, donc 2 103 240 millions de minutes.




"Un minuscule éclat de lumière au milieu de ses nuits de cendre."

Titre/ True blood
Extrait/ Poppy Z Brite - Ames perdues
Musique/ Rosyln - Bon Iver & St Vincent
(oui oui je sais c'est la BO de New Moon, j'assume)


# Posté le jeudi 22 octobre 2009 09:55

Modifié le mardi 27 octobre 2009 09:23

« On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plasisir de dévorer tel ou tel, que pour celui de le vomir.»

« On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plasisir de dévorer tel ou tel, que pour celui de le vomir.»


« C'est mieux qu'on ne fasse pas l'amour parce que, vu ta sensualité fougueuse, je sens que ça aurait été extrêmement agréable et donc on aurait adoré baiser, on l'aurait fait tout le temps en hurlant et on aurait eu tellement de plaisir qu'on aurait risqué d'être heureux et alors là ça aurait été vraiment la merde. »


Il fait FROID. On est dimanche, je suis fatiguée, et je n'ai plus de cigarettes. Dur week end. Sinon, rien. Margaux a dit qu'il allait falloir qu'elle ai rapidement un truc dans la bouche. J'ai pris un seau d'eau, le taxi me reconnait désormais. Ingrid a chanté, j'ai été saoule, très très saoule. J'ai encore trop parlé. J'ai dit que "Les chiottes c'est poétique : C'est une cuve sur laquelle tu rejettes des trucs dégueulasses, et ensuite qui redevient immaculée. En fait les toilettes c'est l'antithèse de nos cerveaux." Marie me promet à un grand avenir, surtout quand je fais de pareilles affirmations un 14 octobre (je sais on est le 19). J'ai une nouvelle lubie j'ai envie de peindre le ciel sur mon plafond. Comme j'ai vraiment froid, je vais continuer de me lobotomiser devant Blue Crush, l'eau me manque, et puis tiens je vais manger une assiette de saumon.




Titre/ Cioran - de l'inconvénient d'être né
Extrait/ Beigbeder - au secours pardon
Musique


# Posté le dimanche 18 octobre 2009 12:50

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 13:11

I can't get you off my brain

I can't get you off my brain

Je vais épouser Vincent.




La perfection elle même n'a pas de plus beau visage. Le mensonge dans son essence ne peut être plus beau. L'idéal ne peut exister ailleurs. Si il a fallu que je fasse 6000 kilomètres pour te rencontrer, c'est à mon humble avis que cela avait un but, une raison. Et même s'il n'y en avait pas, moi je l'ai trouvé. L'inhumanité n'est que pure volupté avec toi. L'horreur se change en poésie, la vulgarité en littérature. Mon existence a pris un semblant d'existence grace à toi. Ma douleur s'est sublimée, mes effrois se sont métamorphosés en volonté. La subtilité s'est changée en réalité. La vérité a pris forme ailleurs que dans l'obscurité. L'amour, si ce sentiment existe réellement, il existe ici. Nous sommes l'allégorie de la chaîne dans sa réelle susbstance. Je t'aime, si ces mots peuvent avoir un sens. Puisque l'absurdité est notre refrain, écrivons les paroles jusqu'à leur terme. Aboutissons.




Holes to Heaven.







# Posté le lundi 12 octobre 2009 20:53

Modifié le lundi 12 octobre 2009 21:26