« L'espoir est la forme normale du délire. »

« L'espoir est la forme normale du délire. »


« On ne saurait assez se méfier de l'euphorie. Plus elle dure, plus on doit s'en alarmer. Rarement justifiée, elle surgit triomphante, et non seulement sans aucune raison sérieuse mais encore sans le moindre pretexte. Au lieu de s'en réjouir, il vaudrait mieux y voir un présage, un avertissement...

Pas plus que l'extase véritable, l'euphorie, extase frivole, n'est un phénomène naturel mais une déviation, une hérésie, un état aberrant et cependant inespéré, pour lequel il faut payer; et c'est pour cela que chaque fois qu'on le connaît on doit s'attendre à une "expiation" soit intermédiaire, soit tardive, en tous cas inévitable. Jubiler, sous n'importe quelle forme, entraîne, à des degrès divers, migraine, nausée, ou quelque chose d'aussi pitoyable, d'aussi dégradant. »

Cioran - Ebauches de vertige
Mon nouveau maître à penser, merci Marie.


Je n'emploies que ses mots ces derniers jours. Mais je ne sais plus qui a dit exactement qu'il était inutile de répéter ce que d'autres ont écrit avant et bien mieux que moi. Alors je ne fais qu'un avec ce livre pour l'heure, depuis un moment déjà.

Pour ceux qui se le demandent, mes deux concerts étaient tous deux proches de la p e r f e c t i o n. Je n'ai plus de cerveau. Je crois que ça m'a détruit quelques centaines de neuronnes, tout ce son. J'ai d'ailleurs pu réalisé, que les mots peuvent être superficiels quand il s'agit de faire passer des émotions.


# Posté le lundi 16 novembre 2009 15:57

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 09:16

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier...

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier...
Aujourd'hui je suis le non - être par Démocrite.
Demain je serai l'individu transparent d'un ensemble absurde et conceptuel.
Mardi c'est Indochine.
Mercredi Massive Attack.
Jeudi, je serai de nouveau l'euphorie.
Je ne m'avance pas plus.



... C'est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l'oiseau et que l'animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l'être humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?
Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l'instant que je le fasse à l'intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n'ai rien à opposer que moi-même – mais, d'un autre côté, c'est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s'exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n'aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.

Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu'une consolation et plus grande qu'une philosophie, c'est-à-dire une raison de vivre. » Stig Dagerman

Ps : Les hommes mentent quand ils disent qu'ils ont horreur du sang.


# Posté le dimanche 15 novembre 2009 13:06

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:11

« Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence. » ภเєtzรςђє.

« Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence. » ภเєtzรςђє.
« Resister au bonheur, la plupart y arrivent; le malheur lui est autrement insidieux. Y avez-vous goûté ? Vous n'en serez jamais rassasié, vous le chercherez avec avidité et de préférence là où il n'est pas, et vous l'y projetterez puisque, sans lui, tout vous semblerait inutile et terne. Où qu'il se trouve, il évacue le mystère ou le rend lumineux. Saveur et clef des choses, accident et obsession, caprice et necessité, il vous fera aimer l'apparence dans ce qu'elle a de plus puissant, de plus durable et de plus vrai, et vous y ligotera pour toujours, car, "intense" de nature, il est, comme toute "intensité", servitude, assujettissement. L'âme indifférente et nulle, l'âme désentravée,─ comment s'y hausser ? Et comment conquérir l'absence, la liberté de l'absence ? Cette liberté ne figurera jamais parmi nos moeurs, non plus que "le rêve de l'esprit infini".

Il n'en reste pas moins que notre premier ancêtre ne nous a laissé, pour tout héritage, que l'horreur du paradis. En donnant un nom aux choses, il préparait sa déchéance et la notre. Que si nous voulions y remédier, il nous faudrait commencer par débaptiser l'univers, par oter l'étiquette qui, apposée sur chaque apparence la revèle et lui donne un simulacre de sens. En attendant, jusqu'à nos cellules nerveuses, tout en nous répugne au paradis. Souffrir : seule modalité d'acquérir la sensation d'exister; exister : unique façon de sauvegarder notre perte. Il en sera ainsi tant qu'une cure d'éternité ne nous aura pas désintoxiqués du devenir, tant que nous n'aurons pas approché cet état où, selon un bouddhiste chinois "l'instant vaut dix mille années".
»

Cioran - La tentation d'exister; penser contre soi.

Et si j'avais réussi à appréhender le vide ? Si j'étais enfin libérée de l'emprise de l'absence, et libérée de ce chaos dans lequel je me suis vautrée par désinvolture et facilité ? Si, désormais, tout cela m'indifférait, fardeaux et reminiscences ? Serait - ce possible que j'ai une chance de vraiment accéder à l'allégresse constante par un simple sursaut de volonté?

Mille vies ne seraient pas suffisantes.



★ Plαψlιsτ ★
Snowflake - Trentemøller
Meeting in the aisle - Radiohead
Bullets - Archive
Wash n'Dry - Miss Kittin
The Dirge - Death in Vegas
I'm not scared - Ladytron
Black cat bone - Laika
Venus in furs - The Velvet Underground
Strange days - Ez3kiel
Our dance - Wax Tailor


# Posté le mardi 10 novembre 2009 11:06

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 11:52

Insomnie Onirique

Insomnie Onirique

last cigarette / Maintenant.
last alcoholic drink / Whisky Coca, mercredi soir.
last car ride / Mardi.
last kiss / Mooh =)
last good cry / Jeudi dernier.
last book bought / Ames Perdues de Poppy Z Brite
last book read / De l'inconvénient d'être né de Cioran
last movie seen / Cyprien hier.
last beverage drank / Schweppes agrum light il y a deux minutes.
last food consumed / Hamburger fait maison ^^
last phone call / Vincent.
last tv show watched / Nip/Tuck s06 ep 02
last shoes worn / Bottes marrons!
last song played / 'Til kingdom come - Coldplay
last thing bought / Chemise à carreaux et pantalon noir, aujourd'hui.
last download / Thom Yorke - The Eraser (en cours de)
last soda drank / Bah...Schweppes!
last thing written / Bizarrement, ça!
last words spoken / "Je me demandais comment allait ma louloute..." à ma louloute biensûr. (c'est un mensonge mais vous n'aurez pas droit à mes niaiseries d'amoureuse)
last ice cream eaten / Glace au cassis bien évidemment

last webpage visited / Yuli'z blog

Des écrits moins concrets viendront biensur étayer cer article, qui ne sert pour le moment qu'à m'occuper jusqu'à ce que je m'endorme sur mon clavier. Et dans ces moments là je suis incapable de lire ou de regarder quoique ce soit, j'ai sommeil, mais je pense trop, je ne peux pas dormir. (Paix à mon âme tourmentée de sérénité) (on sait jamais que vous vous posiez la question de ce que je fous là à 3 heures du matin ^^)

Oui les étoiles m'empêchent de dormir. Il y a trop de lumière dans ma tête, et quand je ferme les yeux je suis aveuglée.

Envol diurne. Comédie d'exposition, vernissage de mots. J'ai déjà vu la mort dans un verre de coca. Je pourrais passer des heures entières à faire couler de l'eau chaude sur ma tête. J'écoute de la musique classique depuis des heures, je vous parle depuis une autre réalité. Les idées ne s'enchainent pas, elles sont décousues. Je veux danser encore, comme avant. Je n'aime pas les aubes. J'aime les crépuscules, le piano sciant, les violons fous. J'aime sombrer dans les dérapages de ma conscience, et ne pas comprendre pourquoi mes neuronnes s'affollent de bonheur. Je suis transie par la musique, anesthésiée, coupée d'une part de réalité qui aoujourd'hui ne me dérange pas. Le ciel est gris dehors, pas à l'intérieur. Je bouillonne, mes veines sont en ébullition, et les ratés de mon coeur m'ennivrent. Je passe mon samedi après midi dans la musique, les livres, la science, je cherche, comprends et découvre, je n'ai jamais été aussi réellement bien. Ce n'est pas un mensonge conscient auquel je me force de croire. C'est une première. La fumée s'échappe, et les mots s'alignent sans que j'y réfléchisse. C'est apaisant. J'ai envie de sourire pour rien. Je me dévore tout doucement, c'est une sensation délicate.

Je n'ai jamais aimé de cette façon. Irrévocablement réelle, bienfaitrice, positive, solide, indéstructible, Pleine. Ma souffrance idiote est enterrée pour l'heure. Quelle quiétude agréable.

Je n'y ajouterai rien, si ce n'est ça. Il fut un temps où mes doigts savaient où courir sur les touches pour rendre cette mélodie parfaite. Il fut un temps où... ça. Et il m'a sauvé la vie. Je pensais savoir que nous étions tous Dieu, avant. Maintenant je comprends pourquoi.

« Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l'on ne tient pas compte de cela, il ne s'agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques. » J.S Bach.



Musique / Radiohead - Street Spirit
(Faut m'le dire si je saoule avec Radiohead)

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 20:22

Modifié le samedi 07 novembre 2009 11:28

Abréaction

Abréaction

Réminiscence : Acte de l'esprit par lequel il se ressouvient de ce dont il a eu auparavant connaissance. Surgissment de la vérité dans une âme. L'idée selon laquelle l'acte d'apprendre est réminiscence est présentée par Platon dans un contexte mythique, celui d'une existence immortelle de l'âme ayant connu toute chose. Mais elle est également interprétée comme réappropriation par l'esprit d'un premier savoir aveugle, enchainement d'opinions vraies, par un raisonnement causal. La réminiscence est reconnaissance de la vérité comme dimension de son propre esprit, non comme résultat d'un enseignement extérieur : elle est une spontanéité de reconnaissance du vrai, qui justifie le dialogue et la recherche.

(Dictionnaire de Philosophie/ A.Colin)


Inconsciente ou consciente, c'est une part de moi. Et à moins que je sois victime un jour d'une amnésie retrograde (qui ne serait finalement pas tant la bienvenue), je vais devoir vivre avec. Le déni n'est pas une solution, l'ablation de mon cerveau non plus. Alors, à priori, la solution, c'est d'accepter. De laisser ça se diffuser un peu partout, limiter l'obsession canalisée. Nouvelle prérogative : contrôle et puissance, bien être novice à developper et constance à maîtriser. Busque biffurcation mentale.



# Posté le jeudi 05 novembre 2009 10:43

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:06