« La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme. » Cioran.

 « La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme. » Cioran.

Je le redis :

Je n'écris plus, mais je mens toujours.
Donc ce n'est pas vrai.

# Posté le vendredi 05 février 2010 12:33

Modifié le mardi 09 février 2010 15:05

« Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

« Il faut imaginer Sisyphe heureux. »
Heureuse. Je suis heureuse.
Je t'aime.
J'ai l'impression d'avoir surcu à un grave accident.
Je pense probablement aller vivre à Bordeaux l'an prochain. Besoin de changer d'air. De recommencer. Evoluer.
Te retrouver.
J'ai ache un nouvel ordinateur, je suis ravie. Caprices quand tu nous tiens.
J
e vais passer un é merveilleux.
A
vec toi. Nous.

Je crois que je suis sauvée. Bêtement contente d'être là, même si je sais toujours pas pourquoi. J'y suis.
Tu es.

P
aradis.
M
erci. Je crois que ça n'aurait pas été possible sans vous, vous vous reconnaitrez.

=)



# Posté le samedi 23 janvier 2010 12:22

Modifié le samedi 30 janvier 2010 14:56

« I want you to disappear from my life. Like a ghost. A really annoying ghost. »

« I want you to disappear from my life. Like a ghost. A really annoying ghost. »
Je disparais. Encore.

"Je ne veux pas dormir. Mais je ne veux rien faire.

Il y a des nuits comme celle là, j'ai juste besoin de rester là, étendue comme morte, sur le dos, si tu savais comme j'aimerais voir le ciel de mes yeux.
M'y confondre. L'assimiler. Devenir le ciel lui même.

J'ai ouvert la fenêtre, froid presque doux, juste assez tranchant pour être agréable, un étranglement passionnel. L'inlassable bruit, étrangement rassurant de la pluie qui tombe. Je suis le ciel et je déverse mes échecs et mes remords, je les laisse s'écraser lamentablement sur un sol imperturbable. Métaphore de rien. Rien.

C'est tout ce que je ressens maintenant : un sentiment extatique, une jouissance de bonheur, qui ne me mène nulle part. Rien ne se prête à mon ataraxie soudaine. Elle est suspendue dans le vide.

Je perds mon bonheur, il coule, et se dissout. Je voudrais qu'il soit pepertuel et infini. Si je ne le partage pas, il meurt. Il disparaît. Chacun de mes souffles le désintègre, et je tue un peu de moi à chaque fois que je respire. Chaque instant de conscience est un instant perdu où je ne l'ai pas divisé, le diviser pour mieux le multiplier. Je n'avais jamais pensé à diviser la joie avant, pour mieux la faire fusionner ensuite.

Je reste seule. Avec ma joie, mon bonheur, et mes envies. Je vais les disséquer lentement, en profiter, jusqu'à qu'éclipsés par un instant trop long de lucidité, ils se putréfient."

Sursis de 7 jours.


Photo / The carnival is over par Empatia
Musique/

# Posté le mercredi 13 janvier 2010 13:20

Modifié le mercredi 13 janvier 2010 13:48

« Quand nous sommes à milles lieux de la poésie, nous y participons encore par ce besoin subit de hurler : dernier stade du lyrisme.»

« Quand nous sommes à milles lieux de la poésie, nous y participons encore par ce besoin subit de hurler : dernier stade du lyrisme.»


L'incohérence m'a visitée,

je me suis noyée.

Démunie, vidée.

J'ai envie de hurler.


Un jour, peut-être...

(ou pas)


Titre/ Cioran - Syllogismes de l'amertume
"Atrophie du verbe"
.

Là, ensuite, vient l'Ennui.

Celui qui happe, et englobe, englouti même.
Il ne laisse place qu'à l'inertie. Oisiveté mère de tous vices.
Sauf. La musique. L'atrophie des sens, de mes sens ne va pas jusque là. Je me laisse encore avoir.
Inertie, et musique font très bon ménage.

Samedi grisonnant.
J'aspire, je suis tranchée par les notes. "La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur."
J'ai la chance d'avoir du super-son, alors j'en profite.

Je partage :

Gun's & Roses - Don't Cry
David Bowie - Life on Mars
Coldplay - Clocks
Metallica - Nothing else matters (accoustique)
Aerosmith - Sing for the moment
The Doors - The crystal ship
Led Zeppelin - Babe I'm gonna leave you
Pink Floyd - Hey you
Radiohead - Street spirit (fade out)
Suite à ça : Radiohead, juste Radiohead.


J'ai toujours autant envie de hurler.
Je deteste les oiseaux.
Mettez moi à la poubelle.

Les gouttes de pluie s'écrasent bêtement sur le sol, de toutes façons, alors, à quoi bon.

"L'Univers sonore : onomatopée de l'indicible, énigme déployée, infini perçu, et insaisissable...
Lorsqu'on vient d'en éprouver la séduction on ne forme plus que le projet de se faire embaumer dans un soupir."


Je me demande ce qu'aurait dit Cioran de Radiohead.
La citation toujours de Cioran, Syllogismes de l'amertume,
"sur la musique".




# Posté le vendredi 08 janvier 2010 07:09

Modifié le samedi 09 janvier 2010 14:03

Aimable folie

Aimable folie
« Quel délice incomparable que de mélancoliser, de construire des chateaux en Espagne, de se sourire à soi même en jouant une infinité de rôles que l'on croit fermement incarner ou que l'on voit jouer et interpréter!

Au début quel véritable délice que de concevoir ou de méditer sur ces agréables sujets, qui appartiennent parfois au présent, au passé ou à l'avenir. Ces jeux leur apportent tant de délices qu'ils peuvent passer des nuits et des jours entiers sans sommeil, et rester même des années plongés dans leurs contemplations solitaires et leurs méditations fantaisistes qui sont pareilles à des rêves dont on les tire à grand peine ou qu'ils se refusent à interrompre.

C'est avec tant de subtilité, d'intensité, d'insistance et de constance que ces pensées fantaisistes et ensorcelantes les assaillent, qu'elles se glissent et s'insinuent en eux pour les posséder, les dominer, les distraire, qu'il leur est impossible de s'en détacher, ou de s'en extraire.
»


Anatomie de la Mélancolie - Robert Burton
J'écoute (encore) Radiohead.

# Posté le mardi 05 janvier 2010 12:03

Modifié le jeudi 07 janvier 2010 10:13